5 astuces pour trouver un resto
Astuce voyage

5 astuces pour trouver un restaurant dans une ville touristique

Quand nous sommes en voyage, Frédérique et moi aimons nous faire au moins un « bon restaurant. »

Mais dans une ville touristique, les difficultés commencent. Comment bien manger sans tomber dans un attrape-touristes ?

Comment éviter le restaurant attrape-touristes ?
Comment éviter le restaurant attrape-touristes dans une ville touristique ?

Comme nous faisons de ce moment une fête, nous recherchons un endroit enchanteur et avec un bon rapport qualité/prix.

Ce qui met pas mal de pression sur le choix.

Au fil du temps et des expériences (pas toujours heureuses), nous avons donc développé 5 astuces pour sélectionner un « bon restaurant » que je vous partage dans cet article.

Un bon restaurant ?

Avant toutes choses, laissez-moi définir ce qu’est un « bon restaurant » pour Frédérique et moi.

Vous pourrez ainsi vous baser sur nos critères pour définir les vôtres et développer vos propres astuces.

C’est d’ailleurs un point important. Définissez vos critères à l’avance.
Cela facilitera votre sélection et évitera des discussions houleuses avec votre conjoint(e) le moment venu (sur le budget, pour prendre un exemple au hasard.)
Définissez également votre envie du moment, sans quoi votre recherche risque de s’éterniser.

« tu es sûr, c’est la cinquième brasserie que l’on regarde. Et celle-ci à l’air très bien ! Quoi ? Tu veux manger Thaï ? C’est maintenant que tu le dis !!!! »

Personnellement, nous cherchons 4 critères spécifiques :

Un cadre chaleureux et authentique

Le cadre et l’ambiance du restaurant sont importants. C’est d’ailleurs la première chose que nous regardons. Avant même de regarder la carte.
Un local froid ou un restaurant touristique bondé, où vous sentez la pression du serveur pour libérer la place, nous font directement passer notre chemin.

Nous aimons les petites salles chaleureuses qui reflètent « l’âme » de leur propriétaire et où il fait bon se poser et passer un moment.

C’est vrai que cela se passe un peu au feeling, au coup de cœur. Tout ne s’explique pas. Le restaurant nous fait vibrer… ou pas.

Préparations « maison »

Aller dans un restaurant pour manger un assemblage de produits industriels pré fait ne nous intéresse pas.

Cuire des frites surgelées de grande distribution, verser un cassoulet en bocal dans un ramequin de terre cuite ou déposer 3 feuilles de salade avec des carottes râpées en sachet, nous savons le faire.
À la maison, dans la mesure du possible, nous prenons le temps de cuisiner du frais chaque soir. Donc, quand nous allons au restaurant, nous aimerions éviter de manger de la nourriture industrielle, vaguement travaillée. 

Nous recherchons donc des restaurants qui proposent des cartes de produits travaillés « maison » ou auprès de distributeurs locaux et, cela va souvent de pair, de saison.

Assiettes généreuses

Nous aimons en avoir, comme, on dit « pour notre argent. »

Entendez par là que nous aimons, en sortant du restaurant, ne plus avoir faim.

Il ne faut pas non plus que ce soit tellement copieux qu’il est impossible pour un être humain de terminer son plat (et dans ce cas, n’hésitez pas à demander d’emporter vos restes !)

Prix raisonnable

Les bons produits et le travail de qualité ont un prix.

C’est normal.

Mais nous ne voulons pas que le restaurant absorbe tout notre budget de vacances.

Nous visons des restaurants qui proposent des menus aux alentours de 30 €. Nous avons constaté qu’il y a moyen de trouver de vraies perles, qui nous conviennent, dans cette tranche tarifaire.

Trouver le bon restaurant

Nous y voilà.

Vous êtes dans la ville touristique de vos rêves. Les monuments sont sublimes et l’ambiance enchanteresse.

Au fil de votre visite, vous commencez à repérer des établissements pour votre « bon restaurant » du soir.

Voici nos 5 astuces :

Sortez des axes principaux

Plus facile à dire qu’à faire en vacances.
Lorsque l’on a décidé de visiter une ville, ce n’est pas pour se promener là où il n’y a rien à voir.

Mais sur les axes principaux et aux abords des monuments, vous trouverez principalement des établissements servant à l’année des plats aux intitulés « typiques » et convenant au plus grand nombre des touristes.

De plus sur les axes touristiques principaux, les loyers sont plus élevés. Si un établissement vous propose un menu du terroir à un prix incroyable, c’est qu’ils récupèrent de l’argent sur d’autres postes…

Donc un « bon restaurant » dans cette zone sera automatiquement plus cher que son homologue décentré.

C’est à vous de voir si la vue sur l’église Saint-Superbe Du Bâtiment ou la baie de Coucher-de-Soleil-qui-Tue durant votre repas vaut le supplément.

Parfois, c’est simple, comme à Bruges ou Sarlat, où il suffit juste de prendre une ou deux rues adjacentes pour tomber sur des pépites.

D’autres fois, c’est plus complexe et il faut carrément reprendre la voiture et arpenter la campagne environnante pour trouver son bonheur.

C’est typiquement ce que nous avons vécu au Mont-Saint-Michel. Je rêvais de manger un agneau de pré-salé sur le Mont. J’ai passé un temps considérable à analyser tous les restos, sans trouver mon bonheur.

Mont-Saint-Michel
Rester ou sortir pour trouver un restaurant ?

Finalement, déçus, nous avons repris la route. C’est en ouvrant l’œil sur le chemin du retour que nous trouvons un petit restaurant, ne payant pas de mine, et qui proposait des produits frais, bio et de producteurs locaux. J’ai pu déguster une plancha d’agneau de pré-salé en terrasse… avec vue sur le Mont-Saint-Michel.

Choisissez des salles restreintes

Cela va souvent de pair avec l’astuce précédente.

Il n’est pas possible d’envoyer des centaines d’assiettes en un temps record en travaillant du frais avec authenticité, à moins d’avoir une brigade gigantesque et un restaurant célèbre (mais là, nous ne rentrons probablement plus dans notre critère de prix.)

En plus, nous aimons profiter d’un moment hors du temps.
Ce n’est pas pour nous sentir pressés comme des citrons.

Par contre, il faut accepter que, même si la salle est plus petite, le service risque d’être plus long.
Les bonnes choses prennent du temps à se faire !

Fuyez les formules découvertes et les pancartes imprimées

Les restaurants touristiques proposent des formules découvertes présentant les plats « phares » de la région. Ils les impriment même sur des pancartes géantes, des bannières

C’est tentant pour découvrir le terroir… ou pas.

La plupart des produits ont une saisonnalité, même l’agneau de pré-salé.
Cela joue sur sa disponibilité et/ou son prix.

Or, un restaurant qui vous promet le même produit « typique » au même prix attractif toute l’année, au point d’en faire imprimer à grands frais des pancartes géantes, doit trouver une astuce.

Et elle est simple. Il s’adresse à un grand fournisseur institutionnel, commande de grandes quantités et n’est pas trop regardant sur la provenance. Ce qui compte, c’est un prix bas et une disponibilité continue à l’année.

Je ne critique pas, attention. C’est un modèle qui permet à des milliers de restaurateurs de survivre dans un environnement ultra-concurrentiel. De plus, cela satisfait généralement 80 % des touristes.
Mais dans le cas présent, ce n’est pas ce que nous recherchons.

Les plats « maison »

Tous les pays ne réglementent pas l’usage du terme « maison. »
Mais, en règle générale, les établissements ne l’utilisent pas à la légère.

Quand, sur une carte de desserts, vous en avez dix différents, dont un qui est renseigné « maison », celui-là présente un réel intérêt.

Maintenant, c’est une règle à suivre avec précaution.
N’hésitez pas à demander ce qui est maison ou la provenance d’autres produits.
Pour reprendre mon exemple de desserts, une glace qui n’est pas maison est peut-être industrielle ou faite par un artisan local. En général, dans le second cas, l’origine est indiquée sur la carte, puisqu’elle présente un intérêt.

En France, d’énormes efforts sont faits dans ce sens.
Depuis 2014, les cartes doivent indiquer les produits « maisons », « du chef »…

Pour revenir à ma recherche d’agneau de pré-salé au Mont-Saint-Michel, c’est ainsi que j’ai réalisé que très peu de restaurants proposaient des plats « maisons. » Et même dans ce cas, il ne s’agissait que d’un ou deux plats sur la carte.

C’est tout à fait compréhensible de par la disposition du Mont, des difficultés d’approvisionnement, etc. Ce n’est juste pas ce que nous cherchions à ce moment.

J’y avais aussi constaté un autre détail.
L’agneau de pré-salé étant une AOC, une AOP et saisonnier, seul un établissement le proposait à la carte.
Les autres lui préféraient un « agneau du pays. »
Il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Le terme est clair, quoiqu’un peu ambigu au premier abord.
Je vous laisse juge !

Cherchez les ardoises

À l’opposé des pancartes imprimées, cherchez les restaurants qui complètent leur carte par des suggestions sur ardoise.

Bon, il y a ardoise et ardoise.
Certains établissements touristiques proposent des ardoises… imprimées. No Comment !

Vous allez retrouver deux types d’ardoises.
La petite ardoise, avec la ou les suggestions du jour ou de la semaine.
C’est génial.
Le restaurateur s’adapte aux produits du moment et vous en propose son travail sur base de ce produit. C’est un bon signe.

Ce que j’appellerai ensuite, la grande ardoise murale.
En général, une carte restreinte vous est proposée.
Vous retrouverez les entrées, plats et desserts sur l’ardoise murale.
Souvent, vous pouvez les combiner dans un menu (attention parfois aux suppléments qui peuvent faire monter la note.)

Nous sommes particulièrement friands de cette formule.
D’une part, un petit restaurateur, comme nous cherchons, ne sait pas maintenir des cartes kilométriques avec des produits frais. Pareille ardoise indique la volonté de s’adapter aux produits de saison et de vous proposer des plats en fonction des disponibilités du moment.
Souvent, cela s’accompagne d’un effort de créativité qui permet de découvrir ou redécouvrir un terroir ou une saison avec originalité et saveur.

À vous de jouer

Nous ne nous faisons pas d’illusions, ces critères ne sont pas ultimes et certainement pas universels.

Nous n’avons pas encore eu le plaisir de visiter des parts importantes du monde, telles l’Asie ou l’Afrique.
Mais en Europe et en Amérique du Nord, nous avons fait de belles découvertes ainsi.

Un dernier mot à propos des applications et autres avis en ligne.

Prenez-les ces avis avec toutes les précautions qui s’imposent. Vous ne savez pas ce que cherchait la personne qui a laissé un commentaire. Elle était pressée ? Elle laisse une étoile, car elle a dû attendre 20 minutes son plat…

Je lis les premiers et les derniers avis. Je me demande ensuite sur quels critères ils se sont basés pour les laisser ainsi que leur compatibilité avec ce que nous cherchons. Mais cela ne comptera que pour une part minime dans notre avis.

Et puis le mieux, c’est de se faire sa propre opinion, non ?

Définissez ce que vous cherchez, ouvrez les yeux et l’esprit et vous trouverez de vraies pépites.

Ces astuces vous ont-elles aidées ?
Vous avez vos propres astuces, adaptées à d’autres pays et cultures ?
Vous êtes libre de nous le dire en commentaire, cela nous fera plaisir et enrichira le partage.

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2 commentaires

  • L'étape suivante

    Merci pour ces conseils détaillés !
    Je vous propose 2 autres conseils :
    – éviter les établissements qui embauchent des rabatteurs pour attirer le client, ce que l’on voit souvent dans les quartiers très touristiques. Si le restaurant est de qualité, il n’a pas besoin de rabatteur.
    – éviter les restaurant de chaîne. On y trouve des approvisionnements en quantité et en qualité industrielles. Préférer des petits établissements tenus par une famille, cela vous permettra de donner votre argent à l’économie locale, plutôt qu’à des actionnaires lointains.

    Bon appétit !

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